La dégustation de ce soir de Mai n'avait pas pour but de savoir si on déguste mieux en hauteur (les Argentins savent qu'en haut de la cordillères des Andes, on déguste et puis c'est tout) mais d'animer pour Prodégustation, avec mon acolyte Emmanuel Delmas, une soirée accords Mets&vins en haut de la Tour Eiffel

Rappelons quelques idées :

L'AciditĂ© aiguise l’appĂ©tit, le sucre coupe l’appĂ©tit, donc attention de ne pas commencer le repas par un vin sucrĂ© !

A l'inverse, il vaut mieux que le vin soit de sucrosité au moins équivalente aux mets servis en dessert.

On peut rechercher un accord de complémentarité (vins blanc acide / poisson sauce citronnée)

Ou un accord d'atténuation (Chablis / Chaource) avec dans ce cas l'acidité qui atténue le gras du fromage

Enfin un accord d'opposition (poulet au curry / gewurztraminer)

Pensons également qu'un met peut atténuer le défaut d'un vin et vice versa (le sang d'une viande cuite gomme l'astringence d'un vin rouge)

L'accord peut(doit) permettre d'obtenir, Ă  l'instar de deux couleurs mĂ©langĂ©es, des goĂ»ts et des arĂ´mes qu'on aurait pas eu si on avait gouter le vin tout seul ou le plat tout seul (Champagne et camembert : caramel au beurre salĂ©)

N'oublions pas les textures : une cĂ´te de bĹ“uf trop cuite appelle un vin structurĂ© (Bandol) et Ă  l'inverse une souris d'agneau, Ă  la texture moelleuse, appelle un vin rond et soyeux (Pomerol)

Quand aux arĂ´mes des vins et des plats, ils doivent ĂŞtre en symbiose : Un pot au feu avec un vin aux arĂ´mes de sous-bois ou de framboise ? testez...